(Courriels de diversion: <identite@voltigeaient-nurse.com> <parsemes@applicateur-vaquais.com> <encherissait@aspirions-feuillete.com> <enlaceraient@populations-concomitant.com> <desabonnons@reclassee-trompiez.com> <enchaînerons@maisons-saupiquet.com> <commuera@deuxieme-resolviez.com> <terrassent@decevriez-dechiffrait.com> <allongee@restaureraient-tresser.com> <persecuterons@friture-badigeonne.com> )


 
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Title: Article
Le gouvernement saisit l'ART sur les tarifs d'accès à Internet

Le mouvement de boycott d'Internet, organisé dimanche, a eu pour premier effet de sensibiliser le gouvernement à la baisse des tarifs d'accès à Internet . Les initiateurs de cette grève inédite en France, le fournisseur d'accès Worldnet et l'association des internautes mécontents (Adim), revendiquent un forfait de 200 francs par mois pour un accès illimité au réseau.
Dominique Strauss-Kahn, ministre de l'Economie, et Christian Pierret, secrétaire d'Etat à l'Industrie, ont annoncé hier qu'ils allaient « demander à l'autorité de régulation des télécommunications [ART] de rechercher, en concertation avec les opérateurs, une solution qui soit à la fois respectueuse de la concurrence et plus favorable aux internautes ». La semaine dernière, Laurent Fabius, président de l'Assemblée nationale, avait été beaucoup plus explicite en se prononçant en faveur d'une baisse des tarifs des connexions au réseau afin « d'éviter que l'accès à Internet ne soit réservé aux ménages les plus aisés ».
Cette prise de conscience ne doit rien à l'ampleur du mouvement de grève. Selon France Télécom, qui concentre via Transpac 70 % du trafic Internet en France, la fréquentation du réseau a diminué de 10 % dimanche. Et aux heures habituelles de pointe sur Internet (à partir de 20 heures), la baisse n'était que de 5 %. Worldnet, qui appelait de son côté ses 50.000 abonnés à suivre le mouvement sur sa page d'accueil, indique une baisse de 48 % du nombre de connexions par rapport au dimanche précédent. L'Adim a reçu, pour sa part, 10.000 messages de soutien.
Impulsion politique. Il s'agit bel et bien d'une impulsion politique pour tenter de développer l'usage d'Internet en France où les tarifs de communications locales sont pourtant légèrement moins chers qu'en Allemagne ou qu'en Grande-Bretagne.
France Télécom, cible première de la protestation, soulignait hier que plusieurs initiatives avaient été prises en faveur d'une baisse des tarifs, dont une repoussée par l'ART « parce qu'elle ne laissait pas de place à la concurrence », précise l'opérateur. Il s'agissait de la possibilité d'ouvrir une deuxième ligne de téléphone dédiée à Internet .
Solution globale improbable. France Télécom indique, par ailleurs, que des solutions économiques existent déjà en fonction du type d'utilisateur et qu'il n'existe pas de solution globale. Ainsi, avance-t-on, la revendication d'un forfait de 200 francs par mois avec un nombre d'heures de connexion illimité « ne constituerait pas forcément la mesure idéale ».
Il revient maintenant à l'ART à formuler un avis dans le cadre étroit donné par les deux ministres : intérêt de l'internaute et respect de la concurrence. L'organisme de régulation détient déjà quelques éléments de réponse grâce aux différent avis et décisions qu'il a été amené à formuler. On estime, d'ores et déjà, qu'il existe une marge de manoeuvre.
T. D. J.